Serez-vous soumis à la Nouvelle Race ou serez-vous l'un des leurs ?
 

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 Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura

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MessageSujet: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Mer 14 Jan - 20:49

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Malgré mon avertissement, il avait bu encore plus. Je croyais sincèrement qu'il avait bu les gorgées de trop qui me seraient fatales. J'entendis un murmure à peine inaudible... Je peinais à l'entendre parler que tout se fondait déjà dans le noir. D'un coup, je sentis mes yeux se fermer. Peu à peu, je commençais à ne plus sentir la chaleur de mon corps, ni sentir ou entendre mon cœur battre, qui un peu plus tôt, il battait à fière allure. Mais non, rien, rien hormis un silence des plus total. Je ne sentais plus rien, je me croyais mort... Et surement que lui aussi me croyait mort, car ce cœur qu'étais le mien avait flanché. Voilà, c'était la fin... J'étais mort enfin, pensais-je. La mort était calme, silencieuse et j'étais seul. Je n'avais plus besoin de me questionner, d'observer ou d'avancer. Tout ce que je devais faire, c'était d'errer dans l'obscurité des plus totales de cette abysses. Il y avait ni Dieu, ni Déesse, ni anges, ni démons, rien. Un simple abysse sombre et vide, mais surtout, dépourvu de vie. Surement qu'avec quelques années plus tard, j'oublierais tout. Absolument tout. Jusqu'à la simple idée que mon âme existait et errerait dans le vide. Je ne m'en plaindrais pas, loin de là, ce silence cette, sérénité éternelle, je l'accueillais à bras ouvert.

Cependant, durant mes jours en tant que mort, une lumière soudaine m'aveuglait. Je ressentis mon corps tomber, j'avais ce sentiment de vertige, mais au lieu de se projetais vers elle je tombais. L'impression que j'avais, c'était comme si tombais du ciel d'encre à toute vitesse, sans pourtant distinguer des étoiles, mais une lueur lumineuse et aveuglante tel un soleil. Qui techniquement est une étoile, mais la seule que je puisse distinguer. Puis, dans cette lumière, je pus distinguer des taches de couleur qui avaient des formes indéfinies, floues et sans contrastes. Tout ce que je percevais était du rouge, du pêche et du noir. Mais, cela ne dura pas, car cette chose difforme que j'avais du mal à apercevoir, devenait un peu plus claire. J'apercevais finalement un visage et pas n'importe lequel... Celui de cet étranger que j'avais rencontré dans la cellule à la ferme avant que je ne perde connaissance. Il m'avait donc sauvé la vie?! ... Ce scélérat de bas étages! C'était alors que je réalisais enfin que j'avais ouvert les yeux, mais surtout, que j'étais en vie!

À peine m'a-t-on réveillé de mon long sommeil, qu'avec mon regard encore faible et morne, je le fusillais du regard brièvement. Je clignais des yeux une fois, lentement tout en soupirant péniblement. Dès lors, que je tentais de me lever de mes faibles forces, on me força à me rallonger aussitôt. Mon corps était déjà bien lourd sans l'aide de cet Hungry à me forcer à me rallonger... Mais j'avais fini par conclure que de me relever dans ces conditions fut impossible, alors j'abandonnai cette possibilité. Il me faudra attendre que je reprenne des forces, je suppose. De ce geste de mon soit disant sauveur, je soupirais du désagrément de ne pas pouvoir me déplacer librement.

On m'explique que cela faisait quatre jours que je dormais profondément. Cela dit, aussi cruelle soit la réponse, je tenais à savoir s'il y avait un instant où je fus bel et bien décédé. D'ailleurs, il m'obligeait à ne pas bouger sans que je sois totalement rétabli. Seulement, j'espérais qu'il avait conscience que lorsqu'on ingurgite près de deux litres de mon sang, sans me tuer et que je me réveillais qu'après seulement quatre jours était en soit un phénomène extraordinaire! Maintenant que je le mentionne, moi-même, j'en restais surpris. Je savais fort bien que je guérissais rapidement, mais jamais je n'aurais cru que ce soit à ce point-là. Ma stupéfaction quant à cela étais bel et bien cacher en mon fond intérieur. Toutefois, tout ce que mon hôte pu constater était mon regard rempli de reproche de ma part.





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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Mer 28 Jan - 11:07

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La tâche pour faire sortir aussi discrètement que possible l’humain de la ferme fut plus aisée qu’il le l’avait imaginé. Mais en pleine journée, le nombre de gardiens était bien plus faible  et l’activité baissait tant qu’en réalité il n’y avait presque plus personne. Il ne croisa sur son chemin que quelques Hungrys qui en avaient très peu à faire de son cas pour s’en préoccuper et se poser des questions à savoir ou non s’il faisait quelque chose d’illégal. Ce qui l’arrangeait bien à vrai dire, au moins il n’avait pas besoin de s’expliquer.

Ce fut donc sans trop de mal qu’il prit le chemin de sa demeure, trainant avec lui le corps inerte de son nouvel esclave. Lorsqu’il fut arrivé, il le déposa sur le lit  bas de la chambre qui serait prochainement sienne et s’enquit rapidement de son état. Il était toujours totalement inerte et vu la quantité de sang qu’il avait ingurgité, il le resterait sans doute pour un moment. Un long moment. Son pouls était si bas qu’il semblait presque inexistant, comme s’il était mort. Pourtant Yama sentait en lui une force de vie. Il ne s’inquiéta pas. Cet humain vivrait. Il lui faudrait juste le temps de recouvrer ses forces.

Il s’écarta donc de la figure inconsciente pour aller chercher un bac d’eau et un tissu qu’il ramena près du lit et vint épancher le sang qui coagulait sur la peau blanche de l’humain.  Sa marque dans son coup était déjà cicatrisée mais, laisser à la vue d’un Hungry les traces du liquide rouge n’était pas le mieux. Il lui enleva également sa chemise qui en était souillée pour la laver plus tard avant de l’installer correctement dans le lit.

Il était clair qu’il allait devoir faire une pause dans son travail car il ne savait quand il allait se réveiller et pas plus la manière dont il allait réagir. S’il reprenait conscience alors qu’il n’était pas là, rien ne disait que l’humain n’allait pas tenter de s’échapper pour retourner dans les rues de la ville comme il semblait tant vouloir y aller. Il lui fallait donc d’abord s’assurer que son esclave allait gentiment rester ici. Et il aurait tôt fait de lui faire comprendre qu’il avait plutôt intérêt à aller dans son sens, même s’il sentait qu’il était fort probable que celui-ci se rebelle contre lui et n’entende rien à ses mots ou ses menaces. Plus étrange encore, les menaces qui fonctionnaient habituellement sur la populace humaine ne semblaient pas toujours fonctionner avec lui, l'obligeant donc à user d’autres intimidations. Et il allait falloir à l’Hungry apprendre qu’elles étaient-elles.
Yama retourna donc à la ferme les deux jours d’après pour n’éveiller aucun soupçon auprès de ses collègues et prévint ensuite d’une absence à longueur indéterminée. Sans doute ne se réveillerait-il que dans une semaine mais rien n’était moins sûr et il préférait ainsi demeurer à son chevet le plus tôt possible.

Et puis, au quatrième jour, alors que Yama revenait de son bain, les cheveux encore mouillés, une serviette autour du cou et le haut de son kimono retombant sur ses hanches  en laissant dévoiler les tatouages sur son torse en partie bandé, il ressentit une sorte d’agitation chez la personne endormie. Il se rapprocha alors du lit et se pencha près de l’humain en découvrant que ses paupières remuaient.  Il reprenait conscience. Lentement, ses yeux se rouvrirent, et son regard qui semblait perdu un instant, devint soudain aussi noir que celui qui l’avait fusillé avant qu’il ne s’évanouisse. Cela fit esquisser un sourire au Hungry. À peine réveillé et déjà d’une humeur massacrante~

Le jeune humain tenta de se relever mais il n’eut le temps de faire un geste que Yama posa sa main sur son épaule pour le forcer à rester allongé. De toute manière, il n’avait pas assez de force autant pour résister que pour espérer tenir debout.

- Du calme princesse, tu viens à peine de te réveiller après quatre jours de coma et ne crois certainement pas que je vais te laisser te lever avant que tu ne sois totalement rétabli.

Le regard de reproche que lui lança l’humain ne l’étonna pas. Il ne s’était certainement pas attendu à de la reconnaissance et de toute manière il n’en voudrait pas. Son but n’était pas d’être gentil avec lui, du moins pas en apparence. Il l’avait donc à première vue sauvé dans un intérêt tout à fait égoïste. Mais peut-être qu’au fil du temps ce n’en serait plus un.

Il n’empêchait que quatre jours de coma seulement c’était fort peu. Cet humain était vraiment surprenant et semblait cacher bien des mystères. Et Yama en était d’autant plus intrigué et impatient de les découvrir un à un. Il avait vraiment fait une bonne chasse.

- On rage d’être en vie ?

Un air taquin s’afficha sur son visage alors qu’il regardait le jeune homme. Il aimait jouer avec les cordes sensibles qui se montraient d’elles-mêmes et se demandait comment réagissait cet humain face à ce genre d’attaque.
Yama se releva alors, remettant son kimono correctement.

- C’est bien dommage pour toi car il semblerait que certaines forces refusent de te voir mourir.  Ce qui n’est pas pour me déplaire.

Il ne lui avait certes pas bu son sang au point que ça lui en soit fatal, mais il avait été tellement affaiblit qu’un humain fragile aurait pu en mourir. Mais surtout sa guérison était assez spectaculaire, comme si cet humain était protégé de forces divines.







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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Mer 28 Jan - 19:09

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Je l'écoutais et que je le veuille ou non, je le constatais bien que je pouvais à peine me relever, encore moins marché par mes propres moyens. Je semblais sourciller quand il me disait de rester clame... J'étais calme, en fait, surtout encore fatiguer et très faible. Malgré tout, je ne protestais pas de vive voix ou physiquement, simplement d'un simple regard. Si franchement, un seul regard, c'était être agité... Je me demandais ce qu'il ferait d'un humain qui se débattrait comme un beau diable et protesterait par tous les moyens. Pour ma part, j'ai abandonné ce genre de comportement, donc je n'avais que mes yeux pour parler ou protester si je voulais garder le silence, comme en ce moment.

Malgré tout, quelque chose attira ma curiosité... Je vis deux yeux comme sa frange mouillée était tirer vers l'arrière et dévoilais son regard. Moi qui croyait que sans doute, il avait eut un accident avec cet œil. Puis que par dégoût de cet incident, il l'aurait caché par sa frange... Eh non, il n'en fut rien... Donc le surnommé "le cyclope" semblerait bien inutile. Puis mon regard froid et analytique descendit au torse. Je remarquais l'absence de son collier. Je pue également apercevoir un tatou au visage et au torse. Ils étaient du même style seulement, il y en avait un qui avait une plus grande surface que l'autre. Je vis aussi des cicatrices, ceux qui m'on marquer le plus, étaient celles qui se rapprochaient de la zone de sa clavicule gauche. Je voyais bien aussi qu'il était musclé bien qu'un parti de son abdomen était soigneusement pansé, une blessure? Qui sait? Même à cela, il semblait bien plus portant et en meilleur forme que moi. Moi qui ressemblais à un cadavre pâlot avec à peine la peau sur les os... Je m'aperçois aussi qu'il m'a mis torse nu comme mon haut était souillé... Franchement, à me regarder, j'étais en état anorexique, si bien que mes côtes, on pouvait toutes les compter sans problème. Je laissais retomber à tête une fois que je le constatais. Je me permis de l'observer à nouveau tout aussi longtemps que j'en avais occasion avec mon regard fatiguer. Du moins, tant aussi longtemps avant qu'il ne remette son kimono comme il le fallait. Ceci dit, mon regard de glace vint défier à nouveau ses pupilles de rubis.

À la remarque, mon regard se renforçait, sans que je le veuille vraiment... Espèce d'insolent! Bien sûr, à mon regard sombre et mon expression faiblards, sérieux avec une pointe de colère l'amusait! Il y a quatre jours, c'était moi qui le regardais de haut, maintenant, c'est le contraire et je n'aimais pas ça! Je m'abandonnais en décrochant de son regard... Inutile de le laisser me provoquer davantage.... Une fois que ce fut fait, je me rappelle de ma condition d'un coup. Ouf! Ce que je me sentais lourd.... Je peinais à me concentrer de respirer. Je me sentais si fatiguer... Pourtant, mon corps semblait prêt à être réveillé. Il me changeait toutefois la débarbouillette humide au front pour une nouvelle. Fiévreux comme je me sentais, cela me fit du bien... Je fermais les yeux quant au bien-être que je sentais. J'entendis un nouveau commentaire, ma foi, impertinent! Bien ça suffit... Je tournais lentement la tête avec un sourire ironique et j'ouvris la bouche pour parler :

« Mal... heureusement...

Mes paroles furent enrouées et caverneuses. Je sentais ma gorge comme du papier sabler... Je le quittais du regard à nouveau. Forcément, ça n'allait pas. Ma main se porta à ma gorge... Elle m'était douloureuse tant elle était sèche... Mais pas question de lui demandais quoi que ce soit! Ça non! Je repoussais ma main tout de suite et la remis à sa place... J'espère qu'il est atrocement mauvais en langage non-verbal... J'avouais que je comptais un peu sur sa stupidité pour le coup. Sera-t-il aussi stupide que je l'aurais cru ou l'aurais-je sous-estimer?





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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Mer 4 Fév - 12:50

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À la question ironique qu’il avait posée, Yama fut bien heureux de voir en réponse ce regard de haine que savait si bien lui lancer cet esclave. Ce regard qui n’allait pas changer de sitôt. Non, Yama allait faire en sorte que cet humain continue de le dévisager ainsi au fil des jours. Il fallait que cette colère, que ce dégoût qu’il portait à son encontre ne faiblisse pas. Il devait détester les Hungrys de tout son être pour trouver un jour le courage de les affronter pour les battre. L’Hungry était certain que cet humain avait déjà ce courage, le seul problème c’était qu’il lui manquait l’envie de se rebeller. Et pour cela, il allait devoir le détester encore plus pour n’avoir qu’une envie dans son cœur, se soulever contre la race supérieure. Tout le monde pensait que Yama dressait des esclaves, mais en réalité il essayait de créer des rebelles. Il allait éduquer sa colère, la réveiller, la rendre plus forte, jusqu’à ce qu’il soit prêt.

Mais la tâche n’allait pas être aisée, surtout avec un esclave suicidaire. Yama allait aussi devoir trouver un moyen de lui redonner goût à la vie. S’il désirait la perdre aussi facilement, c’était un réel gâchis  avec les capacités qu’il avait. D’autant que Yama venait d’en découvrir de nouvelles avec surprise. Son incroyable don de guérison. Autant dire que ce n’était pas banal, pas plus que le gout de son sang. Il avait l’impression que plus il le côtoyait, et plus cet humain lui dévoilait des choses bien intéressantes. Il n’allait pas le lâcher de sitôt, ça c’était certain. Cet être était un véritable petit trésor qui n’avait pas fini de montrer toutes ses merveilles. Une véritable poule aux œufs d’or. Yama doutait d’avoir pu tomber sur mieux actuellement. Il y avait des humains plus robustes, plus forts certes que celui qui se tenait allongé devant lui, aussi maigre qu’un cadavre, mais la force physique ne faisait pas tout, et c’était une question d’entrainement. Or Yama était dresseur n’est-ce pas ?

Après avoir remis son kimono, Yama s’était dirigé vers la petite bassine d’eau qu’il avait encore remplie ce matin et qui lui avait permis de rafraichir chaque heure le front du convalescent. Il se saisit donc d’un linge qu’il imbiba du liquide transparent et frais avant de l’essorer et de revenir près du lit pour récupérer l’ancien tissu et l’échanger avec le nouveau. Lorsqu’il fit cela, il remarqua que les paupières de l’humain s’étaient refermées. Cela devait le soulager, mais il doutait fortement qu’il l’avoue ouvertement.  D’ailleurs lorsqu’il lui fit sa seconde réflexion, ces yeux se rouvrirent pour le dévisager de nouveau, un sourire à l’amusement amer s’étirant finement sur ses lèvres.


« Mal... heureusement...


Sa voix était encore rauque. Après tout il n’avait pas parlé depuis quatre jours et rien d’autre n’était passé par sa gorge non plus. Une toux n’aurait pas été surprenante, pourtant, celui-ci en semblait contrarié et voulait même l’ignorer alors qu’il rebaissait sa main qui s’était élevé vers sa gorge. Yama continuait de l’observer du regard. Que croyait-il ? Qu’il allait pouvoir lui cacher sa faiblesse ? Il semblait oublier qu’il avait eu le temps de bien la voir depuis ces quatre derniers jours à l’observer inerte sur ce lit, et à s’occuper de lui comme on s’occuperait d’un poids mort.

Yama se dirigea vers une commode qui se trouvait près de là et sur laquelle reposait  une cruche en faïence japonaise et s’en saisit pour remplir un petit bol  blanc qui se trouvait là. Il reposa alors l’objet et revint poser le bol sur la petite table basse située près du lit. Sans qu’il ne dise un mot, le message en lui-même était très clair.

Il quitta alors la pièce quelques instants pour partir vers la cuisine et en revint avec un autre bol, plus large et contenant cette fois-ci une simple soupe aux légumes. Yama n’avait pas toujours l’habitude de faire de la cuisine humaine puisqu’il n’en avait pas besoin et contrairement à d’autres Hungrys, il ne s’amusait pas à en manger puisque ça ne lui apportait aucune valeur nutritive. Cependant il avait tout de même de quoi faire pour les esclaves qui devaient habiter sous son toit. Habituellement c’était eux qui faisaient leur propre repas, donc il ne s’y connaissait pas vraiment et ne s’était pas décarcassé en faisant ce qu’il y avait de plus simple pour lui tout en restant nutritif. Avançant dans la pièce, il posa un rapide regard vers le bol situé sur la table basse pour voir s’il l’avait bu, avant de forcer l’humain à prendre le nouveau bol dans ses mains. La soupe était tiède et un léger nuage de vapeur s’en échappait pour venir embaumer la pièce de cet arôme qui n’éveillait aucune envie chez l’Hungry mais dont il doutait que le corps affamé de cet humain puisse longtemps y résister. Cependant il savait également que cet être était têtu, et de toute évidence, ne désirait peut-être pas forcément se rétablir. Alors, il allait être direct.

- Bois ça avant que je ne te force à le faire. Et je t’assure, tu n’as pas envie que je m’en occupe.

Sur un ton autoritaire, Yama lui lançait un regard intimidant puis se retourna de nouveau, continuant de sécher ses cheveux avec le pan de la serviette qui était restée sur ses épaules, et se saisit d’un peigne qui se trouvait dans une poche de son kimono et qu’il avait gardé depuis qu’il était sorti de son bain pour coiffer rapidement ses cheveux, ramenant ses mèches sombres devant son œil droit pour ensuite attacher le reste dans son dos, ne se préoccupant plus pendant quelques secondes de l’humain, attendant simplement de voir s’il se décidait à manger tout seul, ou s’il devrait déjà user de sa force.






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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Mar 10 Fév - 6:35

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Je le vit se lever.... Eh merde, pensais-je en soupirant. Il avait deviné que j'avais soif. Enfin, d'un autre côté, il fallait être stupide pour ne pas deviner. J'avais sans doute un peu trop sous-estimé ses capacités de déduction. Puis, franchement, s'il pensait que ça m'inquiétait de me faire mordre, il se trompait. Même après avoir frôlé la mort, un mot et je lui tendrais mon cou ou me saignerais le poignet pour qu'il boive. Par contre, qu'il ne s'attends pas à un mot de tendresse de ma part encore moins de l'appeler par son prénom. Mon maître s'est tellement battu contre ma tête de mule pour que je l'appelle par son prénom... Je n'ai jamais céder... Je l'ai toujours appelé "maître" en le vouvoyant toujours jusqu'à son dernier souffle. Je ne regrettais pas d'ailleurs de ne l'avoir jamais appelé par son prénom. Parlant du loup, à chaque fois que je le regardais de mon regard sombre et haineux, il étirait un sourire narquois et moqueur. Ce sourire moqueur que mon ancien maître me faisait toujours... Je commençais à penser qu'il lui ressemblait... Toutefois, il ressemblait à la partie que je haïssais de mon maître... Eh non celle qui avait su conquérir mon admiration. De toute façon, cet ignoble personnage ne méritait pas mon respect, pas plus qu'un autre que n'importe qui d'autre, que ce soit de sa race, ou de la mienne.

Il m'apportait un bol d'eau. Voyant qu'il ne m'aiderait pas à me redresser, je le fis seul. Je retirai mon linge humide sur mon front et le posai à côté. De mes bras, je m'appuyais, de mon abdomen, je me contractais, tout comme les muscles de mon dos, de mon cou et courbant ma tête vers l'avant. Je me battais contre un corps engourdi pour me redresser non pas par la force de mes muscles complètement endormi, mais par ma volonté de fer. Me voilà redressé... Je recroquevillais mes jambes contre moi et m'en servis comme appui. Au lieu de soupirer de soulagement à mon effort. Je me prends le front voyant des étoiles et ayant une légère douleur au front, mais ce n'était que passager. Après un bref moment, je regardais l'eau et je tendis la main pour en boire doucement.... J'ai tout bu d'un trait. Je buvais le tout et ce lentement. Je posais le bol sur la table à mes côtés...

Il me revient avec une soupe, je la regardais et franchement contrairement aux apparences physiques, je n'avais pas faim. Même mon estomac restait en silence... Ce n'étais pas loin si l'odeur qui envahissait ma gorge me donnait envie de vomir... C'est souvent ce qui arrive, lorsque je tarde trop à satisfaire ma famine. Je pâlis un peu plus, posant ma main sur ma bouche. Je le vis me menacer. Mon regard bleuté soutient son regard dit menaçant. Je crois qu'il n'a pas encore saisi que les menaces et l'intimidation ne fonctionnerait pas avec moi. Il fallait quelque chose de fort différent. Mon ex-maître l'a su dès le premier regard... C'est pourquoi il a eut recours à la force de son esprit. Je comptais faire pareille, mon premier maître ne se laissait pas facilement impressionner, je suis bien heureux de tenir cela de lui, bien qu'il prétendît que j'avais déjà cette force en moi. Néanmoins j'étais sauf, je doute qu'il saurait m'atteindre psychologiquement, si aux autres esclaves de la ferme c’était le cas, ce ne sera pas le miens! Mon regard lui disait autre chose aussi : "Fais-le si tu l'oses!".



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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Mer 18 Fév - 19:58

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En étant revenu dans la chambre, Yama avait remarqué que son nouvel esclave avait bu le bol d’eau qu’il avait laissé sur la petite table près de lui. C’était bien la preuve que même lorsqu’il avait des besoins il serait trop têtu pour avouer que c’était le cas. Mais le fait qu’il ait bu avait au moins apporté une preuve. Il y avait encore quelques petites choses qui le raccrochaient à la vie, sinon il n’aurait pas bougé d’un pouce et aurait ignoré ce que son corps lui criait. S’il voulait mourir, la meilleure manière était déjà de ne plus boire, et il était certain de ne pas tenir trois jours. Voire même deux vu son état encore fébrile. Il s’était préparé à plus de résistance mais cela l’arrangeait s’il n’en faisait pas des tonnes. Du moins pour l’instant. Il allait lui apprendre petit à petit la haine contre les Hungrys et comment y réagir. Il devait vouloir se soulever, vouloir la paix pour les hommes. Sans doute faudrait-il aussi pour cela lui apprendre à apprécier ses semblables car il semblait assez atypique par rapport aux autres humains. En eux, l’Hungry ressentait souvent la fraternité qui liait cette espèce soumise, mais pas chez lui. Sans doute en apprendrait-il plus par la suite, et la confrontation avec un autre esclave pourrait se révéler intéressante. Il allait y songer.

Après l’eau, il fallait penser à la nourriture et Yama ne lui laissa pas le choix que de prendre le bol qu’il lui tendait. À la tête que tira l’humain et la main qu’il posa sur sa bouche, il n’était pas difficile de comprendre qu’il n’avait pas vraiment envie de boire ce potage. Pourtant, bien que l’envie de vomir se lisait sur ses traits, son corps avait besoin de ces nutriments. Forcer un ventre longtemps resté vide n’était pas facile, mais il le faudrait bien un jour surtout maintenant qu’il était réveillé. À moins que son envie de mourir ne soit revenue. Ce n’était pas pour rien que Yama avait fait de la soupe en plus d’être l’un des seuls plats humains qu’il savait faire. C’était quelque chose de facile à avaler.  Cet humain n’allait pas faire la fine bouche.

Pourtant son regard qu’il lança avait un air de défi. Décidément, les menaces ne faisaient que renforcer sa résistance. C’était sans doute un bon propulseur. Mais actuellement, Yama avait besoin qu’il l’écoute et réponde à ses ordres pour pouvoir le garder à ses côtés. Un résistant dans une tombe ça ne servait à rien. Mais l’Hungry n’avait jamais appris à convaincre d’une autre manière que par la force ou les menaces. Il allait falloir trouver un moyen de convaincre l’humain.

Il y avait quelques secondes plus tôt, la perspective de lui faire avaler son bol de soupe par la force lui avait paru être une idée des plus intéressantes. Mais maintenant il devait avouer que le voir le faire lui-même était d’autant plus plaisant.
L’Hungry se retourna donc entièrement vers l’humain, et s'avança vers lui, saisissant le bol et rapprochant son visage du sien.

- Tu aimes la liberté n’est-ce pas ? Il serait fort dommage que je te fasse endurer le pire des emprisonnements pour ne pas avoir avalé ce simple potage.


La seule manière qu’il voyait pour jouer avec l’humain était de toucher aux seules choses qui lui étaient précieuses. La vie apparemment n’en faisait pas partie, alors pas la peine de le menacer là-dessus. La douleur, il ne savait pas encore si c’était efficace. Tout dépendait à quel stade. Mais quel humain ne rêvait pas de liberté ? Surtout celui qui semblait tant vouloir retourner dans ces fameuses rues de la ville.

- Je te propose donc ça. Tu avales cette soupe et tout ce que je te donnerai, tu resteras dans cette maison et te maintiendras en vie tant que tu seras sous mon autorité. Et en échange je ne t’attache pas immédiatement les mains et les pieds en t’enfermant dans une salle obscure.

Levant un sourcil il fit miroiter la soupe sous son nez.

- Je suis sûr qu’une personne aussi intelligente que toi comprendra qu’il serait bien idiot de refuser pour si peu. D’autant que…

Il se rapprocha de son oreille pour y glisser quelques mots dans un murmure presque effrayant.

- …si tu crois que la ferme était le pire…tu n’as encore rien vu…

Se retirant alors,  un sourire au coin des lèvres, il attendit la « réponse » de l’humain.






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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Mer 4 Mar - 5:45

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À ce mot "liberté", je ne pouvais rien faire d'autres que de rire aux éclats. Mon rire cynique, sarcastique et cristallin.

« La liberté! Hahahaha! D'autant plus, vous croyez que je chéris une illusion?! Qui serait assez sot pour croire à une chimère pareille?! Ah, si, il y a vous. Vous, les rebelles et sans doutes bien d'autres idéalistes un peu trop rêveurs sans nul doute. Vous croyez aussi aux fées et aux dragons? À l'amour et à l'espoir? Ou autres stupidités absurdes? Soyez sans crainte, je ne serais point surpris désormais! Les rues ne m'offraient qu'un semblant de liberté, elle n'était pas réel et si vous pensez que c'est ma première raison de vouloir y retourner, vous avez tort. Puis, comme vous ne me semblez pas très futé, je vous laisse le loisir de deviner; je n'ai pas à perdre de la salive et du temps à tenter de vous l'expliquer clairement.

Lui crachais-je odieusement après avoir bien rit. Comme je le redoutais Yama Hyoura était très stupide. Qui ne connaissait que la force pour brutaliser les humains comme nous. Je ne savais pas ce qu'il tentait de faire avec ses menaces... Démontrer sa supériorité? J'avouais que ce serait une thèse, mais elle était un peu douteuse, je pense. Sinon face à mes insultes, il aurait réagi de manière moins passive et plus agressive. J'ignorais ce qu'il me cachait, j'ignorais de ce qu'il voulait faire de moi. Ses intentions étaient encore obscures, mais tout ce que je savais, c'est que ça ne me plairait pas du tout.

De toute façon, ici, j'étais mieux que dehors, mes nuits seront chaudes et paisibles. Des nuits dénuer de pleurs, de cris ou de prière stupides. Ici, je serais privé d'assister à d'horribles spectacles que ces Hungrys se plaisaient à orchestrer pour nous faire peur, privé de ces Hungrys qui flattaient leurs égos par tous les moyens. Les humains ne tenteront plus de me recruter dans leurs plans d'évasions voués à l'échec à cause de leurs peurs et leurs égoïsmes. Je n'aurais plus à contempler avec frustration, tous leurs défauts et leurs vices. Je ne verrais que ceux d'un seul, mon maître. Ce n'était pas tout, j'aurais un toit à l'abri des intempéries, les hivers seront plus doux entre quatre murs. J'aurais à mangé, si on ne me punit pas, bien que manger n'est pas un de mes plaisirs les plus privilégiés. Non, même en ce moment, je ne saurais dire non à un bon bain bien chaud. J'empestais, j'avais froid, je me sentais tendu. Même si selon certaines de ces créatures, elles respiraient en moi une odeur délicieuse, moi, elle me répugnait. J'aspirais à de la tranquillité aussi, si je le puis. Bien que ce soit mal parti. Je pourrais sans doute lire aussi, si on me le permet. Bien qu'aussi étrange que cela soit, je ne penserais pas qu'il allait me le refuser... C'étais bien étrange... Pourquoi il me laisserait lire? Mais en même temps, pourquoi il me refuserait ce plaisir? Mais bon. Les trois choses qui m'importaient étaient le confort, entre autre la propreté, la tranquillité, la seule chose qu'il va me manquer, c'est le plaisir, ce qui pourrait m'être accordé.

Mais selon sa proposition alléchante d'être enfermé dans le noir, j'aurais la tranquillité... Cette tranquillité que je désire tant... Comment refuser l'envie de me passer de voire ses sourires mesquins, de son attitude pathétique se croyant si malin. Bon, sans doute pas dans les conditions les plus alléchantes, mais bon, j'aurais la paix! Je le laissais murmurer à mon oreille malgré que son rapprochement soudain me dégoûtait, son haleine contre mon oreille m’écœurait! Cependant, humain ou pas, quelle est la différence, j'avais horreur qu'on pénètre mon espace vital et il l'avait fait... Je soupirais et je répondis :

« "Une personne aussi intelligente que moi comprendrais que ce serait bien idiot de refuser" dites-vous? Je pense que votre stupidité ne pouvait pas être plus admirable. Il semblerait que vous n'aviez pas saisi ce que je vous aie déjà dit, dans la cellule. Tout est une question de perspective. Forcément, je semble être un cas assez atypique pour vous. Mais justement, croire que je partage les mêmes valeurs que vous et ceux dont vous avez déjà connus, est si typiquement humain. Les Hungrys n'échappent pas plus à ce défaut, soit sans crainte. Vous foncez sans même réfléchir. Imbécile comme vous êtes, vous êtes de ceux qui apprennent par l'expérience et non l'observation. Certes, il est vrai que l'idée d'être enchaîné n'est pas une condition qui m'enthousiasme, mais prendre congé de vous et de votre esprit simplet me ravis et me séduis. Puis, non, je ne crois pas que vous êtes pire que la ferme. Vous ne pouvez pas faire pire que cet endroit que je maudis. Mais vous avez raison, vous pouvez être pire que ce que j'ai vécu déjà dans les rues, si tel le cas, je vous aurez averti : j'y retournerais sans la moindre hésitation et fort probablement sans votre accord.

Pourquoi lui racontais-je tout cela? La raison est simple, c'est un simplet! C'est avec un léger sourire en coin que je m'amusais de sa stupidité. Normalement, elle m’exaspérait et pourtant je ne saurais nier qu'elle ne m'amusais pas. Du moins, je n'aurais pas cru sous-estimer son intelligence et son esprit malin bien au-delà, étant donné que je considérais que son QI était inexistant, je n'aurais pas pu songer que je faisais partie d'un dessein insoupçonné de sa part. Je finis par soupirer à nouveau regardant cette soupe qui miroitait sous me nez et me donnait un de ces maux de cœurs. Je finis cependant par reprendre mon sérieux suivi d'un long soupire.

« Pendant que j'y pense... Il y a autre chose que je vous ait dit... Dans cette cellule... Vous m'avez affirmé savoir ce que vous faisiez, pour ma part, j'ai toujours su que vous ne saviez pas ce que vous faites et vous me le prouvez une fois de plus en ce moment-même. Malgré tout, devrais-je avoir raison de vous laisser une chance et de vous obéir à vos ordres, maître? Où devriez-vous m'enchaîner toute de suite et m'enfermer dans cette chambre obscure? Cela dit, comme ma santé vous tiens à cœur, je ne pense pas que ce soit une bonne idée, mais c'est vous le maître. Si vous me perdez pour un ordre erroné, je ne serai pas à blâmer pour votre manque de jugement. Mais tel que vous chérissez tant à prétendre : "Vous savez ce que vous faites" alors faites donc ce qu'il vous plaira.

J'ignorais pourquoi son idiotie m'amusait et m'exaspérait autant à la fois, et ce, à un point tel où il me faisait ressentir ce sentiment de pitié encore une fois. Comme cette pitié que j'avais ressentie pour lui à la ferme. Un Hungry qui désirait être humain et voyait les races comme deux existences complétement différentes et opposés l'un à l'autre. Je le plains, lui et tous ceux qui pensaient comme lui. Cela dit, j'avais plus pitié pour celui-ci, car je devrais le lui obéir. Obéir à un maître assez jeune en comparaison de mon premier maître. Un jeune maître sot et auquel j'aurais pitié de lui. Une idée qui ne me plaisait pas tellement, mais que je pouvais toutefois changer cette situation déplaisante à ce qu'elle soit acceptable. À condition que je lui donne une chance. Cette chance de changer et devenir un peu plus perspicace. Je remarquait par ailleurs, que ses ordres n'étaient pas des plus extravaguant non plus, même si elles me déplaisaient, vivre, prendre soin de moi et rester à ses côtés. Je lui avouai même :

« Je suis d'ailleurs surpris que vous ne m'avertissez pas qu'éventuellement, je m'occuperais de tâches domestiques. Cependant, compte tenu des circonstances et de mon état, je suppose que ce soit tout naturel...

Lui murmurais-je d'un ton neutre, un peu fatiguer déjà. S'il m'avait rendu le bol de soupe, j'aurais réprimé mes hauts de cœur et siroterais la soupe avec une lenteur et un contrôle de ma faim qui le surprendrais surement pour un affamé. Si je faisais autrement, je dois dire que je l'aurais régurgité aussitôt. Bien que même maintenant, j'aurais eut envie de le recracher, je m'étais même arrêter avant de l'avoir terminée, car une gorgée de trop m'aurait remis à la case départ. Mon teint pâle qui virait au vert l'en avertissait. S'il ne m'avait pas redonner cette soupe, je m'étais donc blotti contre mes genoux fermant peu à peu mes yeux de mon regard fatiguer. Yama fut un maître assez ordinaire pour le moment même s'il n'avait pas la fierté, l'égo ou l'orgueil démesuré de ses paires. Pour le moment, ce fut sa seule qualité. Je penserais toutefois payer pour mon comportement odieux. Je dois dire que de mon côté, je le testais aussi, tout comme il me testait sans que je ne puisse le soupçonner.





Dernière édition par Fuyuuki Hyoura le Mer 2 Sep - 18:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Ven 17 Avr - 14:23

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Fuyuuki…voilà un esclave pas comme les autres. Qui aurait pu prévoir de telles répliques ? Même pour Yama qui savait pourtant à qui il avait affaire, sinon il ne l’aurait pas ramené de la ferme, il fut surpris de son discours. Il dépassait ses attentes mais ses réponses étaient aussi bonnes que mauvaises. Il n’avait jamais vu jusqu’à présent quelqu’un avoir autant le sens de la réplique. Il savait tenir tête à quelqu’un sans l’ombre d’une crainte juste avec ses mots. Sa philosophie semblait fondée et sans appel et il la renvoyait à coup de maître à son interlocuteur. Un tel affront prouvait à Yama que cet humain était vraiment capable de résister. Mais justement, ses motivations n’étaient pas encore les bonnes. Qu’il se batte pour lui-même passe encore. Les êtres humains n’échappaient pas à la loi naturelle de l’égoïsme. Même si pour une rébellion il leur fallait s’unir, penser à sa propre vie pouvait parfois être un atout dans certaines circonstances. Étrangement, ce sont souvent les égoïstes qui survivent ou se sortent de situations désespérées. Cependant, dans son cas, le problème était qu’il ne semblait vraiment avoir aucun amour pour sa propre race. Plus il parlait et plus cela semblait sans appel. En réalité…Yama se rendait compte maintenant. Il arrivait à discerner soudainement sa personnalité. Il était comme un électron libre. Il était humain certes, mais il semblait comme n’appartenir à aucune race. Il était un être à part, quelqu’un qui n’avait pas de camp. Alors comment l’en rattacher à un ? Comment le rallier à la cause des hommes ? La tâche semblait de plus en plus ardue. Mais Yama ne la considérerait jamais comme impossible à réaliser. Rien n’était réellement impossible dans le fond. N’y voyait pas là une leçon sur l’espoir. D’expérience, Yama a simplement pu se rendre compte qu’il ne faut jamais s’avancer en affirmant que quelque chose était irréalisable. Cela a mené certains à leur perte…comme il fut le cas de son père qui avait trop facilement sous-estimé les hommes.

Que faire. Yama devait réfléchir. Cet être humain serait bien compliqué à gérer, mais c’était pour ça qu’il était là.

- Pour l’instant les tâches domestiques ne sont pas importantes.


Dire autant de choses avait fatigué l’esclave. En même temps il semblait oublier qu’il n’était pas encore tout à fait remis. Et malgré ce long discours, il avait simplement fallu à l’Hungry de repousser le bol de soupe contre le convalescent pour que celui-ci se décide enfin à l’ingurgiter.
Mais au final, la décision de l’Hungry avait déjà été prise, et il n’allait y avoir aucun traitement de faveur.

Sans dire un mot, l’Hungry sortit de la pièce ne revenant que plus tard avec un coffre, un peu plus grand en longueur que la moitié d’un homme, le poussant du pied négligemment. Il le laissa près du lit et vint soudain se saisir de la couverture sous laquelle reposait l’humain, la tirant d’un coup pour l’enlever. Alors que le drap volait, on pouvait discerner derrière le tissu des yeux rouge sang, vides, dénués de toute pitié, mais plus oppressants que jamais. Son regard était dur, son faciès tout autant. La moindre illusion de gentillesse qu’il avait portée jusque-là s’en était allé. Ce n’était plus la même personne, du moins pas tout à fait. Actuellement il était le fils du plus impitoyable dresseur  qui fut.

Sa main agrippa le bras maigrelet de l’humain, rapprochant son corps faible de lui.

- Il y a au moins une chose sur laquelle nous sommes d’accord. Les humains sont des imbéciles. La liberté ? Qui a dit que j’y croyais. Il m’avait simplement paru que tu étais aussi naïf que tes congénères. Ce mot n’existe pas pour vous, pourtant vous la recherchez tous de manière plus ou moins détournée. Et le comble dans tout ça, c’est que toi aussi. Mais tu n’as pas l’air de t’en rendre compte on dirait. Cependant, dis-moi, ne serais-tu pas le premier à défendre ta « liberté » de penser ?

Le sourire qui s’étira sur ses lèvres n’existait que pour prouver qu’il avait raison en affirmant cela. L’humain ne pouvait le nier, ç’aurait été absurde après tout ce qu’il lui avait dit.

- Tu dis que les Hungrys sont idiots mais les humains sont pires. Ils n’ont même pas eu assez d’intelligence pour compenser leur manque de force.  Si vous n’étiez pas aussi abrutis vous ne seriez pas encore aujourd’hui des êtres soumis. Nous sommes la race supérieure par excellence car vous, vous êtes une vermine si méprisable, si incapable que vous ne valez même pas la peine qu’on vous traite autrement.

Yama parlait au nom des Hungrys, il véhiculait leur pensée. C’était l’image qu’il donnait à l’extérieur après tout. Celui d’un Hungry fier, ne considérant les humains que comme des êtres à soumettre. Leur simple nourriture.


- Tu parlais d’apprendre par l’observation ? J’avoue privilégier l’expérience, mais si tu y tien tellement... je vais t’observer.

La lueur qui passa dans son regard ne présagea rien de bon. Et effectivement, l’humain n’aurait peut-être pas dû provoquer autant celui qui avait le pouvoir de sa vie entre les mains. L’Hungry se saisit de l’humain, le dépouilla de ses vêtements et le jeta dans le coffre qu’il referma sur lui. Un cadenas solide appliqué sur la fermeture et Yama vint parler au travers de l’objet à l’humain pris au piège.

- Toi qui sembles tant aimer philosopher, tu auras tout le temps de réfléchir désormais. Après tout …qui sait pour combien de temps tu seras là-dedans…

Sa voix grave ne laissait rien sous-entendre. Il n’allait pas le laisser mourir dans ce coffre sombre et étroit, il le nourrirait. Mais il était temps de tester son esprit belliqueux. Combien de temps tiendrait-il dans cette situation ? N’importe qui se retrouverait affecté de cette expérience. Cet humain le sera également. Dans quel sens, telle sera la question.
Imaginez-vous un instant, recroquevillé dans cette boite obscure, jour et nuit sans pouvoir discerner le temps qui passe, sans pouvoir bouger si vos muscles vous font souffrir, seul avec vos pensées, pour combien de temps ? Vous ne le savez pas… même pour un esprit solitaire il y avait de quoi devenir fou, perdre l’esprit.
Au moins cet initiative laisserait le temps à Yama de réfléchir à comment se débrouiller avec lui.

Cet humain ne semblait pas le prendre au sérieux, Yama lui prouvait dès maintenant qu’il ne rigolerait pas. Et s’il venait à le détester pour ça…alors tant mieux~






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MessageSujet: Re: Awakening from de dead | Pv. Yama Hyoura   Lun 27 Avr - 20:12

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Il m'écoutait... Mais je sentais bien vite que quelque chose clochait, je ne pourrais le décrire, cependant mes paroles semblaient l'irriter, l'exaspérer tout comme je l'intriguais et je l'amusais... Je n'aimais pas cela, mais étant fatigué et faible comme j'étais, j'apaisais mes pensées troubles en me disant que c'était dû à mon état précaire. Il m'affirmait que les tâches ménagères n'étaient pas importantes... Voilà qui est bien étrange, pensais-je. Je bus un peu de ma soupe et je le vis sortir de la pièce pour ensuite, le revoir revenir avec une coffre plutôt étroit le poussant nonchalamment du pieds.

Dans ce coffre de bois, il n'y avait rien sauf un miroir au plafond... Mais pourquoi donc un miroir? Je lui lançais donc un regard fortement médusé... Qu'est-ce que ce cirque? Me questionnais-je. Il avait même brutalement tiré la couverture pour la mettre dedans... Je tentais de ne pas finir là-dedans et donc, je me roulais rapidement! Ce n'est que là qu'il vit un regard nouveau de ma part. Il pouvait, malheureusement et clairement, lire de la peur. Malgré le tissu qui couvrait son visage pendant son envol pour se déposer dans le coffre je vis ce regard de sang à travers... Je l'ai sans nul doute sous-estimé comme il m'avait sous-estimé. Sur qui donc étais-je encore tombé? Il avait changé si drastiquement que je peinais à reconnaître l'Hungry un peu idiot, exaspérant qui refoulait ses humbles envies d'être humain que je peinais doucement à connaître. En dépit de cela, je commençais à regretter sa soudaine disparition, ou presque... Il m'attrapa le bras férocement mon regard reflétait une peur plus défensive que passive soudainement. En fronçant mes sourcils et serrant des dents. J'étais sur la défensive, certes, mais trop faible pour me défendre! Je savais que ma situation fut scellée, mais je continuais de lui tenir tête, malgré ma panique intérieure qui fit battre mon cœur de manière bien agité :

« Pas nécessairement, mais tu as bien raison de relever cette ironie. Cependant, la liberté ne relève que de nos choix et de nos décisions, et non ce que nous sommes ou de tout autres facteur.

Je l'écoutais pour la suite... Malgré qu'il disait que l'humain était stupide ça sonnait faux même s'il paraissait très crédible. Pour dire vrai, il semblait complètement déjanté se prenant soudainement pour un Dieu je le redescends sur terre avec ces mots, du moins je tentais :

« Il est vrai qu'on a été assez stupide pour sceller notre propre destin. J'ajoute que l'humanité à eut une punition fort bien méritée pour leur négligence passée, mais croire que les Hungrys sont supérieurs, ce serait se fourvoyer! Sans nous, vous n'existeriez pas, sans vous, on n'existerait pas non plus!

Après ces derniers mots, je me tue pour le reste de ses dires et la peur grandit davantage et j'attendis pas longtemps pour être prisonnier de cette boîte. On m'a châtié par bien des façons, mais cette torture m'était inconnue jusqu'à aujourd'hui. Puis, ça ne tarderait pas comme il m'avait arraché mes haillons me prenant par surprise avant de m'y jeté dedans! Après les ténèbres, j'entendis le cliquetis lourd et terrible du cadenas, j'eus trop peur pour couiner! Je ne faisais que trembler et haleter dans le noir. Je ne discernais rien du tout! Même après un moment comme j'ai une vision nocturne terrible. Je ne sus même pas discerner la moindre lumière, le moindre détail... Rien. Toutefois, j'écoutais les pas qui s'en est aller...

Malgré cette situation, le supplier de me sortir de là n'étais pas une option. Hors de question que je cède ou que je me donne ce choix! Même si je le suppliais, je doute qu'il me sorte de là comme je suis puni. J'endurerais l'expérience le temps qu'il le faudra. Car j'ai déjà entendu parler de telles tortures et les effets sont permanentes et terribles, de quoi à en devenir fou! Je dois me montrer fort et ne pas céder, je préférais encore demander de l'aide à la mort plutôt que ce fourbe d'Hungry. Bien que je n'ai rien pour l'appeller moi-même... J'appris une chose cependant, au final peut-être était-il pareil comme les autres, quelle amère déception sur ce point-là. Je fus encore apeuré, mais je sentais la colère en moi monter. Cependant, il me fallait de rester calme et donc je me calmais avec des pensées tranquilles. Le temps commençait à se dissoudre et je n'ai aucune idée combien de temps je resterais là encore. Apparemment que je serais resté très longtemps et que les conséquences qui en suivirent n'étaient pas aussi terribles que certains qui auraient subi la même expérience sur une période aussi longue. Cela, je ne l'ai su que lorsque j'en suis sorti. Parfois en me réveillant je sentis et goûtais du pain qui apparaissait ici et là. Surement que mon maître profitait de mon sommeil pour me servir à boire et à manger. Avec ses sens plus accrus que moi, pauvre humain, je ne pouvais me priver de sommeil jusqu'à ce qu'il ouvre le coffre. J'en conclus donc, que je ne pouvais rien y faire de ce côté là. Puis manger et dormir était primordiale si je voulais rester sain d'esprit. Parfois, pour me rappeler que j'étais éveillé, je toquais le coffre du bout des doigts sur les côtés. Ayant complètement oublier qu'il y avait un miroir à l'intérieur. Tant mieux, je ne les ai jamais appréciés. D'autres fois, je récitais des livres, des poèmes, des théâtres que j'avais lus par le passé avec ma mémoire impressionnante.

Plus le temps avançais, moins je savais différencier les moments où j'étais éveiller et les moments ou j'étais endormis... La peur revenait doucement me rattraper... Pour retarder la bombe encore, je me mis à médité et vidé ma tête de mes pensés me concentrant fortement et tentant d'écouter le bruit qui pouvait à l'occasion m'entourer, n'importe quoi, mais un son quelconque. Malheureusement, ça ne dura pas bien longtemps. En plus que la plupart du temps, il n'y avait que le silence qui m'entourait. Ma peur me rattrapa de plus en plus rapidement. J'en vomissais tant j'étais nerveux, je ne dormis plus non plus et je ne demandais qu'une chose telle une prière; retrouver la lumière! Ma prière fut exaucée, pas de la manière dont je m'y attendais cependant... Le pire était à venir.

C'était à partir de ce moment-là que quelque chose d'anormal se produisit dans cette obscurité totale... Je commençais à distinguer une faible lueur rouge dans cette boite alors que j'y étais seul. Étais-je en train de réaliser mon pire cauchemar? Étais-je enfin devenu fou?! Plus cette lumière m'inquiétait plus elle s'éclaircissait dans le noir. Je fis l'erreur de retourner ma tête doucement vers le plafond. Je vis cette paire de yeux écarlate si caractéristique des Hungrys, mais je savais que ce regard fut nul autre que le mien! Je me souviens l'avoir déjà vu par le passé, mais j'étais convaincu que ce fut une hallucination. Là, j'en avais la preuve que ce ne l'étais pas! Au début, je le remis en question, était-ce en vérité le regard d'un autre Hungry malgré que je suis seul dans cette boîte?! Mais non, il n'y avait que moi dans cet espace si restreint qui commençais à me rendre fou aussi! Mes pensées troublent eut enfin raison de moi! Je ne tiens plus et je commençais à créer un grand tapage! Par la panique, mes membres même confinés dans cet petit espace frappaient de toute part! Je frappais si violemment poussé par la terreur, si bien que j'en brisais le miroir. Même le mirroir brisé, je percutais le bois, j'accumulais des échardes bien volumineuse qui pénétrait ma peau. Je me coupais, et me blessais, mais je fus trop préoccupé pour sentir la douleur des blessures que je m'affligeais en me débattant contre ma prison de bois! Mon sang a dû alerter mon maître rapidement. De toute façon si je continuais, je pourrais me blesser gravement ou pire encore me vider de mon sang et mourir. Je l'entendis s'élancer en trombe et ouvrir avec empressement le cadenas. Une fois qu'il tomba, je ne me fis pas prier pour m'en sortir de là! Il vit dans un court instant ce regard écarlate que j'avais, mais je fus si soulagé qu'on m'aille sortis de là enfin! Même si malheureusement, j'aurais aimé avoir la force pour fuir, au lieu de cela, je me suis évanoui dans ses bras après m'y avoir jeté dedans.

Peu après, je me réveillais en grand sursaut et je plissais des yeux assaillis par la lumière trop forte, cependant, je m'y accoutume drôlement rapidement. Au moins, je me suis réveillé de mon cauchemar que je faisais le temps que je fus évanoui. Il avait de nouveau pris soin de mes plaies. C'était encore une fois que je me réveille et que le dresseur se trouvait à mes côtés, à veiller sur mon tel un ange gardien. Pour ma part, il n'était plus que démon! Je devais me libérer de son emprise avant qu'il ne soit trop tard! Je préférais encore une fois mourir plutôt que de vivre dans un état de légume s'il me torturait de cette manière encore et encore. Après un bref moment à le fusiller du regard, je me rendis compte enfin des arômes parfumés qui y flottaient dans l'air et de la chaleur de la vapeur qui enveloppait mon corps nu et blesser. Je me trouvais bel et bien dans la salle de bains... Un bain m'attendait? Ah... Si bien sûr... J'avais oublié que j'étais couvert de ma crasse nauséabonde. Enfin ce ne fut pas trop tôt! Doucement, il m'invitait en silence d'entrer dans le bain. J'y vais avec prudence entrant dans l'eau bien chaude qui enveloppait et caressait ma peau. Le contact de cette eau chaude me détendit presque instantanément; je me sentis un peu plus serein. Cela dit, ça aurait été plus efficace s'il n'était pas là à me chaperonner et me rappeler qui m'a fait vivre ce cauchemar. Je détournais de la tête pour ne pas le regarder et faire comme s'il n'était pas là. Je me lavais doucement sans piper mot. Quand je jugeais que j'en avais fini, je sortis de l'eau pour me sécher.

Dès lors, il me passa un kimono à enfiler. Je l'enfile et me sentis mieux, pas assez pour le pardonner, pas assez pour parler librement et encore moins m'approcher de lui ou le laissé m'approcher aisément. Après tout cela, j'en ressentis les lourdes conséquences de cette infâme torture...

Lorsqu'il vient le temps pour moi de dormir. Je fus constamment en quête de source de lumière incapable désormais de dormir dans le noir. Et donc il m'arrivait de dormir près de la porte coulissante qui menait à son jardin. Juste là sur ces planches de bois éclairer par une nuit étoilée et la lumière apaisante d'une pleine lune. Trop souvent, je me levais le lendemain matin ayant une couverture sur les épaules... Bien sûr, ce n'était guère par gentillesse, mais simplement pour que je ne tombe malade. Puis, il arrivait que parfois, il veillait sur moi durant mon sommeil. Habituellement, j'en ai une sainte horreur, mais peu à peu dormir alors que quelqu'un n'était pas loin commençait à m'apaiser... Ce qui me dégoûtait! Donc pour dormir en paix, et ce, seul, je me mis à dormir le jour. Chamboulant mon mode de vie.

Lorsque vint le temps de manger, il vient souvent me le rappeler en tentant de déposer ma main sur mon épaule alors que j'étais perdu dans mes pensées et mes songes profonds. Qui bien sûr, le geste me fit sursauter et reculer de manière exagérer pour si peu, je lui lançant un regard noir. Il découvrit sans trop de surprises mes talents culinaires. Sachant cela, il me recommandait fortement de me faire un menu pour enrichir la récupération de sang et de quoi me rendre fort... Que peut-il bien avoir derrière la tête, je me le demande bien... À toute heure de la nuit, il gardait un œil sur moi et je lui obéissais. Quelle horreur... Mais je pense qu'il le fait, car il a compris subtilement que dès qu'il aurait le dos tourné, je disparaîtrais. J'ajoute que les espaces trop étroits ou trop sombres, je ne m'en approchais plus. Je fais même demi-tour.

Puis, chaque fois que je croisais un miroir étrangement, je le recouvrais d'un drap... Je ne voulais pas revoir ce regard écarlate. Mon maître un peu curieux tentait toujours d'aborder la question, mais je refusais catégoriquement en sortant de la pièce lui claquant la porte au nez. Je ne pouvais répondre à sa question, j'ignorais moi-même la réponse. Ce qui me forçait à m'enfermer dans ma tête et m'égarer souvent dans mes pensées. Me remplier sur moi-même davantage tel une huître. Avec toutes ces énigmes en tête que j'avais du mal à élucidé ou plutôt je ne voulais pas... Je me demande encore pourquoi ce regard de glace qu'était le mien s'était transformer en regard écarlate de sang... Ce regard me remettait en question... Qui suis-je? Étais-je véritablement humain comme je l'avais cru durant ces 20 dernières années? Je dois avouer toutefois que cette question m'enchantais comme m'horrifiais. Car je n'étais pas totalement humain, mais alors. Qu'étais-je donc réellement?






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