Serez-vous soumis à la Nouvelle Race ou serez-vous l'un des leurs ?
 

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 Laeren Alias Rouge

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MessageSujet: Laeren Alias Rouge   Jeu 4 Déc - 23:27

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Esclave & membre des secrets

© crédit : Ariel par Semilex
Doubles-Comptes : Aelitha Rainfall, Opale Ashford
Messages : 233
Date d'inscription : 04/12/2014

Laeren
Nom:
Prendra celui de son maitre
Prénom:
Laeren (surnom : Rouge)
Âge:
25 ans
Âge d'apparence:
/
Sexe:
Féminin
Sexualité:
Hétéro
Groupe sanguin:
O-
Race:
Humain
Métier:
Prétendu esclave
Allégeance:
Couple royal
Feat Ariel ϿLa petite sirène

Et une plastique de rêve!

Je suis l’incarnation du feu et de la glace. Loin des standards de beauté qui font que les humaines plaisent. Mais ça n’a pas vraiment d’importance. Ce n’est pas parce que je suis physiquement « différente » que je le suis vraiment. Pourtant, je suis naturelle. Des pieds à la tête. Rien n’a été corrigé. Pourquoi faire ? Je n’ai pas envie d’être une autre. Et si personne ne veut de moi, ça ne change rien. Je ne me ferais pas une autre pour vous plaire.

Il n’y a pas de miroir dans nos cellules, mais il y en a dans ce qui nous sert de salle de bain. Je peux donc vous dire sans détour ce à quoi je ressemble. Je ne suis ni belle ni moche. De mon point de vue en tout cas. Je ne suis pas non plus différente à vrai dire. Je ne vois pas pourquoi on dit ça de moi. Je suis taillée comme toute femme. Ou presque. Mais en ça, nous sommes tous différents. Je vous mets au défi de trouver deux personnes identiques. Même les jumeaux ne sont pas semblables en tous points.  Enfin je divague.

Je suis, comme une poupée de porcelaine, blanche de peau. Oh, je ne suis pas albinos non. Ma peau manque juste de pigment. Du coup, je ne bronze pas lorsque je suis au soleil. Ma peau brule facilement par contre. C’est pour ça que mon dos n’est pas forcément beau à voir. Le travail dans les champs n’a pas fait que du bien. Ça plus les cicatrices… Les vendeurs pensent que les clients ne voudront jamais de moi maintenant. C’est pour ça qu’ils ne se donnent plus la peine de me soigner à la fin d’une journée de labeur. C’est le destin d’un humain de la Ferme. On est entretenu tant qu’on a une valeur marchande. Après, on n’est plus d’aucune utilité. Enfin si, pour la reproduction. Je finirais par y aller tôt où tard. Mais pour le moment les avis sont partagés.

Certains veulent déjà m’y envoyer. D’autres disent que ce serait du gâchis. Ma peau est peut être brulé à certain endroit mais le reste est encore correct. Et puis je suis un peu une exception. Mes cheveux plaisent en général. Ils sont roux. Ce n’est pourtant pas quelque chose de rare, mais il y en a peu. Alors il parait que ça plait. Ça et mes yeux d’eau. Entre le bleu et le vert. Indéfinissable. Il brille en fonction de mes sentiments. Ils sont une porte ouverte sur mon âme. C’est tellement simple de savoir ce que je ressens… C’est impossible pour moi de chercher à le cacher.

Ceux qui ne veulent pas me mettre à la reproduction disent aussi que mon corps ne le supporterait pas. Que je suis trop maigre pour ça. Ce n’est pas faux. Je le suis. Mais c’est uniquement parce que je ne mange pas à ma faim. Je donne mes rations aux autres, gardant le minimum pour moi. Mais ça, ils ne sont pas obligés de le savoir. Et ils ne s’en doutent même pas une seconde. C’est très bien comme ça. L’avantage d’être invisible aux yeux des autres. On peut finalement faire beaucoup de choses insoupçonnées. Au niveau de mes formes… J’ai ce qu’il faut, sans plus. Comment une silhouette rachitique peut avoir un fessier ou une poitrine prédominante ? Je me demande bien. Mes formes vont de paire avec ce que je suis. Et dans un sens je suis bien contente de ne pas en avoir de trop. Pour me battre ça ne serait pas pratique du tout.

Mis à part ça, niveau vestimentaire je ne suis pas difficile. Comment une esclave le pourrait ? Je porte ce qu’on me demande de porter. C’est aussi simple que ça. Si jamais le choix je mettrais des vêtements souples, qui n’entrave pas mes mouvements. Après ce n’est pas forcément du goût des hungrys. Pour les champs c’est pratique, pour se mettre bien, pas du tout. Lorsque je suis proposée à une vente ils me demandent de mettre une robe qui cache les épaules et mon dos. La ou sont mes brulures et mes cicatrices. En quelque sorte c’est un mensonge sur la marchandise… Mais comme mes ventes n’en sont pas véritablement ça n’a aucun problème. Mais ça, une fois de plus, les vendeurs ne sont pas au courant. Ils pensent simplement que je ne fais pas l’affaire. Après tout je n’ai aucuns talents particuliers.

 

Et un cerveau trop complexe!

Ma principale qualité est d’être… Souple. Ou permissive si vous préférez. J’accepte ma place d’esclave. Même si mon plus grand défaut ne m’aide pas à être une esclave modèle. Je n’ai aucun talent, je vous l’ai dit. Je ne sais que me battre pour défendre les autres. Ce n’est pas grand-chose. Et ça n’a plus vraiment d’intérêt puisque j’ai déjà échoué à cette tâche par le passé. Mais passons. Vous en apprendrez plus, plus tard.

Je suis donc permissive. En d’autres termes, ouverte d’esprit. Humains, hungry, pour moi c’est du pareil au même. Ils étaient humains avant. Et si on regarde bien, il n’y a pas tant de différence que ça. Ils boivent notre sang d’accord. Mais nous mangeons bien des animaux. Il n’y a pas de mal à boire du sang. En tout cas, je n’ai aucun problème vis-à-vis de ça. Ce n’est pas agréable, non, mais pour eux c’est essentiel. Alors autant serrer les dents et attendre que ça passe. Il n’y a pas de problèmes. Aucuns.

Le fait que j’accepte facilement ce qu’on me dit, ce qui se passe n’a pas toujours été vrai. Et ça ne l’est pas tout à fait encore. Je ne supporte pas l’injustice. Que je sois concernée ou non. Je m’interpose facilement dans un conflit. Et souvent à mes dépends. Le nombre de fois ou ils ont reçut des plaintes parce que j’ai empêché un hungry de frapper un humain… J’ai bien conscience que je ne devrais pas le faire. Mais c’est plus fort que moi ! Je ne le supporte pas. Mon corps réagit avant que ma tête n’ai eu le temps de dire stop. De l’impulsivité ? Sans doute un peu oui. Mais au fond ça ne part pas d’un mauvais sentiment. Je veux juste les protéger. On ne peut pas me le reprocher, si ?

Il y a autre chose en moi. Du courage, ou de l’audace. Ça dépend des personnes. Je ne sais pas vraiment comment le voir. C’est ce qui fait que je n’hésite pas à m’interposer. Je n’ai pas peur des hungrys et de leurs gestes violents. Ils peuvent me faire ce qu’ils veulent. Je m’en moque. Je n’ai rien à perdre. Tout à gagner au contraire. Et encore. Qu’est ce qu’une simple humaine peut gagner ? Pas grand-chose je crois bien. Mais ça ne fait rien. J’affronte les évènements la tête haute et sans craintes. Après ce que j’ai vécu, ça ne pourra pas être pire de toute façon. Alors qu’importe.

Ah oui, il faut que je vous parle de ça. Je n’ai pas de talent, de don, ou de tout ce que vous voulez. Je pourrais faire bruler la cuisine pour avoir voulu faire un gâteau, crever une plante pour l’avoir touché, ou casser une assiette pour avoir essayer de mettre la table. Je ne suis pas maladroite, non loin de la. Je serais même agile parait-il. Mais je suis un danger public quand il s’agit de faire mon travail d’esclave. Je fais de mon mieux pourtant. Tout ce que je sais faire c’est manier l’épée. Sans m’embrocher à chaque mouvement bien sur ! Je ne sais pas d’où ça vient, et comment ça se fait. C’est assez pénible je dois bien le reconnaitre. Je fais avec, c’est tout.

Un dernier point ? Il faut bien s’arrête un jour. Le fait que je m’attachais facilement aux gens. C’était un problème. Un gros problème. Aujourd’hui, c’est devenu plus rare. Depuis le drame particulièrement. Je ne suis pas une armoire à glace non, au contraire. Mais j’évite de m’approcher trop des gens. Je ne veux plus souffrir comme j’ai pu le faire par le passé. Une sorte de façon de me protéger. C’est mieux ainsi. Ça fait moins mal. Vous comprendrez pourquoi, sans aucun doute.

   

It's my liiiife!

Minimum 250 mots. Racontez-nous le passé de votre personnage. Comment a été son enfance? Quels sont les moments marquants de sa vie? N'hésitez pas à faire plus de 250 mots, il y a une scrollbar d'implantée si jamais le texte est très long.
  Je, tu, il, nous, vous, ils… Il y a beaucoup de manière dont je pourrais vous parler. Certains parlent à la troisième personne, donc à la deuxième… Ce n’est pas assez… Réaliste, accrocheur, envoutant. Je ne vais pas vous mentir. Je vais vous livrer mon histoire comme je m’en souviens. Avec ses faiblesses, ses points forts et ses oublies. Je vous dirais tout. Pourquoi le cacher ? Quelle importance ? Ce n’est pas comme ci ma vie avait réellement de l’importance au final.

Je suis née durant la saison des pluies. Alors que ceux que vous appelez dresseurs paniquaient quand à la montée des eaux à la Ferme. Ma mère, mon père ? Je ne sais pas qui ils sont. Comme beaucoup d’humains je suis née de reproducteur. Arrachée du ventre de ma génitrice et placée ailleurs. Pour grandir et être élevée pour devenir un produit de consommation. C’est assez ironique. Du bétail. Voila ce que sont les humains. Du simple bétail. Pourtant, je sais qu’avant nous étions les maitres du monde. Mais notre stupidité a causé notre perte. Comme celle des hungrys causeront la leur d’ici quelques années, siècles, millénaires. Une fois encore, quelle importance ? Je ne serais plus la pour le voir.

Mes premières années, que vous dire, je ne m’en souviens plus. Elles ont pu être drôle, sombre, banal, je ne pourrais le dire. Qu’est ce qu’une gamine de 3 ans sait de sa vie ? A cette époque on n’est pas mieux les uns que les autres. Il n’y a pas de compétition entre nous. On mange, dort, pleure comme tout le monde. Et pourtant déjà à cette époque on nous apprend à nous tenir bien. A parler poliment, à baisser la tête, s’incliner. Ils appelaient ça le respect. J’appelle ça la soumission. Et honnêtement, ce n’est pas vraiment pour moi. Vous allez vous dire, comment une gamine de 3 ans peu bien savoir ce qui est pour elle ou non. Je ne sais pas moi non plus. J’obéissais comme tout le monde, mais je n’ai jamais trouvé ça naturel.

En grandissant, cet inconfort c’est renforcé. Et avec ça mon incapacité total à remplir correctement les tâches que l’on me demandait de faire. La couture, le jardinage, le ménage…. Je suis une véritable catastrophe ambulante. Et bien souvent je reçois des réprimandes. Pour une gosse de 10 ans c’est assez dur. Toujours à se faire réprimander, corriger, battre. Oh, je n’étais pas la seule à toujours avoir quelqu’un sur mon dos pour me surveiller. Et étrangement, je n’étais pas la plus sévèrement punie. Les garçons subissaient bien plus que moi. Les vendeurs devaient espérés qu’on ferait quelque chose de mon petit minois. Je crois qu’ils ont vite comprit que je n’aurais aucun talents particuliers. Absolument aucun. Je dois avouer que même moi ça me déprimais. Je n’avais aucune envie de rester à la ferme. Alors j’essayais, encore et encore, et toujours j’échouais.

Obéir et persévérer. Voila mes deux seuls « talents ». C’était tout ce que je pouvais faire. Je n’aimais pas voir les autres se faire punir devant moi, mais je ne pouvais rien faire. Je n’étais pas assez forte pour les protéger. A 10 ans me direz-vous, c’est tout à fait compréhensible. Pour moi ça s’apparente à de la lâcheté. Et ça me répugne. Je n’aime pas être ainsi. Je me moque d’être utilisé, mais je n’aime pas que les autres souffrent. Leurs sourires sont si beaux… Pourquoi leur en priver ? Les dresseurs et les vendeurs ne sont pas logiques. S’ils veulent faire de nous de parfait esclaves, pourquoi tout faire pour nous briser ? Une simple poupée sans âme n’a aucun intérêt, si ? La logique des hungrys me dépasse. Mais je fais avec. J’avance.

Les années passent et je continue de grandir. J’ai à présent 15 ans. En cinq ans, beaucoup de chose ont changés. Beaucoup. Je suis devenue moins fragile physique et surtout mentalement. Je n’ai plus peur. Baisser la tête n’est plus pour moi. D’ailleurs je ne le fais plus. Et ça fait bien enrager ceux qui me surveillent. Une baffe ne me fait plus flancher. Je tends l’autre joue. Une provocation. Rien de plus rien de moins. Je suis déjà passée par la case dressage. J’en garde quelques marques d’ailleurs. Les vendeurs étaient scandalisés ! Les dresseurs avaient abimés leur petite poupée fragile. S’ils savaient… Ça m’a fait mal oui. Mais je me dis que j’ai bien fait. Pourquoi je suis allée au dressage ? Parce que je me suis dénoncée à la place de quelqu’un d’autre. Vous savez, nous ne sommes pas beaucoup nourrit et quand le soir arrive, nous avons tous faim. Une nuit alors que nous étions censés dormir j’ai vu de la lumière dans le couloir et je me suis levée pour aller voir. Une petite fille s’y trouvait du pain dans les mains. Et c’est la que j’ai entendu du bruit un peu plus loin. Des bruits de pas. Je savais que les dresseurs arrivaient. Mon sang n’a fait qu’un tour. Je me suis approchée de la petite et j’ai prit tout son pain. Sur le coup elle n’a pas comprit. Je lui ai soufflé que tout irait bien, qu’elle n’avait pas à s’en faire. Et j’ai dit que c’était moi qui avais volé de pain. La suite, vous la connaissez.

Mais mon comportement n’a pas été la seule chose à changer. Ma condition aussi a évolué. J’ai trouvé un maitre. Enfin un hungry. Ou plutôt il m’a trouvé. Il était la, à marcher dans le jardin de la ferme. Et moi j’étais la aussi. J’essayais d’arranger le parterre fleuri sans résultat. Quand j’ai entendu des éclats de voix dans mon dos. Je me suis retournée et j’ai vu qu’un dresseur s’en prenait à cette même petite fille qui avait volé le pain. Je ne sais pourquoi, cette enfant me plaisait. A chaque fois qu’il lui arrivait quelque chose j’étais derrière elle pour l’aider, la protéger. J’ai laissé tombée mes plantes et je me suis interposée. Le dresseur m’a regardé avec des yeux ronds. On pouvait facilement lire la rage dans son regard. Il allait me frapper. Quand une voix a retenti sur notre gauche.

« Assez ! Laissez donc ces enfants tranquilles, elles n’ont rien fait. »

Le dresseur c’est retourné à la hâte pour voir à qui il avait affaire et il s’est incliné. Un personnage important ? Sans doute. Mais moi je suis restée droite. Et la petite m’a imité en m’attrapant la main. Je l’ai serré fort pour la rassurer. J’ai fixé l’hungry alors que lui nous observait toutes les deux, tour à tour.

« Je prends les deux. »

A-t-il dit au vendeur qui le suivait. Surprise générale et retournement de situation. Le vendeur avait beau dire que je ne savais rien faire et que la petite n’avait pas terminé son apprentissage, l’hungry n’a rien voulu entendre. « Elles sont très bien ainsi. » Répondait-il à chacun de leurs arguments. J’ai fermé les yeux, un léger sourire aux lèvres. On devrait être bien avec lui. Il n’y avait pas d’animosité dans son regard. Il nous traiterait bien. Je me suis accroupie à côté de la petite. Et je lui ai de nouveau dit que tout irait bien. Abbygaëlle, qu’elle s’appelait. Elle m’a fait un grand sourire, et toutes deux nous sommes allées rejoindre celui qui venait de faire notre acquisition.

Les jours heureux ont véritablement commencé à ce moment la. Ma première impression était bonne. Il nous traité bien. Plus de bien même. Nous mangions à notre faim, nous étions bien habillées, bien traitées. C’était un cadre idéal pour des humains telle que nous. Abbygaëlle s’épanouissait, devenait de plus en plus belle, et moi de même. Nous avions 5 ans de différence et nous étions totalement opposés. Ses beaux cheveux blonds et ses yeux bleus la rendaient magnifique. Moi à côté je semblais beaucoup plus pale. Mais je m’en moquais. J’adorais cette petite. Elle était comme ma petite sœur. Moi qui me moquais de ce qu’on appelait la « famille ». L’hungry, Richard Woods, nous respectait. C’était agréable de vivre sous son toit.

Il m’a beaucoup apporté. Il ne se formalisait pas du nombre d’assiette que je pouvais casser ou des poussières que je laissais derrière moi. Je me souviens qu’un jour, quelques semaines après notre achat, il a demandé à me parler en privé. Il avait quelque chose à me proposer. Etant donné que je n’étais pas douée pour les tâches ménagères mais que j’étais quelqu’un de vive et d’assez agile, il me proposa de m’apprendre à me battre. D’être celle qui le protégerait. J’ai tout de suite dit oui. Avec, pour la première fois, un grand sourire aux lèvres. Enfin j’allais être utile ! J’étais euphorique à cette idée. Et les leçons ont commencé le lendemain. Abbygaëlle ne voyait pas très bien la chose. Parce que quand je rentrais, j’étais épuisée et couverte de blessure. Oh pas très grave, mais ça finissait pas laisser des traces.

De jours en jours, je m’améliorais. Et au bout d’une année complète d’entrainement intensif j’étais enfin opérationnel. Il me félicita chaudement et m’offrit ma première épée. Il me dit de la porter fièrement et de ne jamais changer. J’étais heureuse. Oui, à cette époque je l’étais. J’avais bien plus que les autres humains. J’étais considérée comme une personne à part entière. Et Abbygaëlle aussi.

Même s’il prenait notre sang, il ne nous a jamais touchées. Sexuellement parlant je veux dire. Il disait que nous devions nous offrir à une personne que l’on aime. Il me semble pourtant que j’ai essayé de me donner à lui. Il m’a toujours repoussé. Avec le recul, c’est peut être une bonne chose. Mais je me dis qu’à 25 ans, être toujours vierge c’est un peu ridicule. Oui parce que vous ne l’aurez peut être pas comprit mais c’était lui que j’aimais. Enfin je reprends mon récit.

Les années passèrent. Un an, deux ans, trois ans, et ainsi de suite. J’avais à présent 20 ans. Et mon cour battait plus vite à chaque fois que je le voyais. Mais je ne disais rien. Je me contentais de le regarder. Je savais parfaitement que je n’avais aucune chance, il me l’avait bien fait comprendre. Je devais tourner la page. Et il faut croire que l’histoire voulait m’aider. De la manière la plus cruelle qui soit. L’histoire ne m’a pas prit une, mais deux personnes chère à mon cœur. Ce jour la, j’ai échoué. Je devais le protéger, les protéger. Et ils sont morts. Devant moi. Pourquoi j’ai survécu ? Je ne sais pas. J’aurais préférée les suivre. Mourir avec eux. Mais non. Ils n’ont pas voulu me prendre aussi. Je m’explique.

Tout c’est passé un matin. Nous nous apprêtions à sortir. Richard sortait même le jour, pour pouvoir passer du temps avec nous. Nous allions en ville, faire les boutiques. Ce jour la, il m’avait demandé de ne pas prendre mon épée. Il voulait que je sois comme Abbygaëlle, féminine et élégante. Je l’étais ce jour la. Même si j’avais l’impression de me sentir nue sans ma lame. Nous venions de mettre nos manteaux lorsqu’Abbygaëlle ouvrit la porte. C’est la que tout vira au cauchemar. Lorsqu’elle ouvrit la porte, cette dernière vola en éclat. Une explosion. Elle perdit la vie sur le coup. Nous étions figés sur place, choqués. Comment était-ce possible ? Et ils entrèrent. Les rebelles. Je croyais que c’était un mythe. J’avais entendu parler d’eux de nombreuses fois sans réellement en croiser un. Et la, ils venaient d’entrer en force dans le manoir Woods. Richard et moi, nous nous sommes battus pour notre vie. Mais il fut tué lui aussi. Froidement. J’ai hurlé en me jetant sur son assassin mais j’ai reçue un coup à la tête avant de pouvoir l’atteindre. Avant de sombrer j’ai entendu quelques voix mais rien n’avait de sens.

A mon réveil, j’étais de nouveau à la ferme. Dans cette cellule que j’avais quittée 5 ans plus tôt. J’avais tout perdu. Absolument tout. Qu’importe mon avenir, plus rien n’avait de sens. Après de longues heures d’interrogatoire où j’ai décrit tout ce dont je me souvenais j’ai regardé ma cellule. Pendant deux jours j’y suis restée sans bouger. Allongée sur mon lit, refusant de manger. Et puis finalement, je me suis levée. Pourquoi je ne sais pas. Sans doute parce que j’ai entendu des pleures, et qu’inconsciemment je me suis rappelée d’Abbygaëlle. Ma précieuse Abbygaëlle… Ils payeront. Je la vengerais. Elle ne méritait pas de mourir de cette façon ! Elle était si belle, douce et gracieuse. La bonté incarnée. Et ils me l’ont prise. Ils le regretteront. La haine était née. Je ne pouvais plus faire marche arrière. Brisée, j’ai reprit mon train-train quotidien d’esclave de la ferme. Je travaillais aux champs, j’en avais la force à présent.

Trois ans ce sont écoulés alors. J’avais à présent 23 ans. Et personne ne voulait de moi. Mon visage inexpressif ne plaisait pas. Qui voudrait d’une esclave sans âme ? Personne. Et c’était très bien ainsi. Je ne voulais pas d’autres maitres. Et c’est la qu’il est apparu. Une dénommé Corwin Alinume. Je me suis retrouvée dans une pièce, seule avec lui. Il m’a longtemps observé avant de prendre la parole.

« - Sais-tu ce que sont les secrets ?  Me demanda-t-il.
- Non, Monsieur. Ai-je répondu sans le regarder.
- J’ai bien connu Richard, c’était un ami à moi. Sa mort est regrettable, mais il a été découvert. Par les rebelles je veux dire. C’était un espion. »

La révélation m’a fait un choc. Richard un espion ? Je ne l’avais jamais vu quitté le palais. Quand… Alors c’était ça. Les bruits la nuit lorsqu’il croyait que l’on dormait. Beaucoup de chose s’expliquait. Mais je ne savais toujours pas ce que je venais faire dans tout ça.

« - Il m’a dit beaucoup de bien de toi. C’est pour quoi, j’ai décidé de te donner une chance de faire autre chose de ta vie.
- Ma vie n’a plus de sens, disposez en comme vous voulez. »

Suite à ça, il m’expliqua tout ce qu’il y avait à savoir. Faire partie des secrets ? Pourquoi pas. J’ai rien à perdre. Tout à gagner. Alors j’ai accepté. Je serais une humaine au service des secrets. Pas d’amour propre, pas d’attache, pas d’honneur. J’avais tout ce qu’il fallait. Je me donnerais entièrement à cette cause qui me permettrait de venger ma douce Abbygaëlle. Je leur donnerais tout.

C’est ainsi qu’en deux ans, je vogue entre la ferme et mes missions. Etrangement, en me dévouant à cette cause, j’ai réussit à sourire de nouveau. Je suis redevenue un peu moi. Et du coup, les vendeurs ont l’air de s’intéresser de nouveau à moi. Il va falloir espérer que je tombe sur un maire conciliant, sinon il va être plus dur pour moi de mener à bien mes missions. Enfin on verra bien ce que l’histoire me réserve.


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